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C'est en des temps bien difficiles et en plein paganisme que le premier évêque de Toulouse évangélisa le pays. Au début du IIIè siècle, et longtemps encore, l'Eglise resta clandestine, atrocement persécutée sous Dioclétien; il fallut attendre le IVè siècle pour que Constantin, sous la pression des chrétiens, reconnût enfin son existence. Saint Saturnin avait été martyrisé sur la place du Capitole à Toulouse, soixante ans plus tôt, tandis que s'élevaient un peu partout des chapelles, dont les nombreux noms de lieux conservent le souvenir, dans toute la France gallo-romaine. Celle de Lincou devint une église qui, dans la pérennité de la foi, franchit l'obscurité de nombreux siècles d'invasions: barbarie et misère. Nous ne la retrouverons vraiment qu'au XVè siècle, et c'est ici que son histoire est belle. Lincou possédait alors un beau château, tout paré des splendeurs de la Renaissance, comme l'attestent tant de vestiges, dispersés ou réemployés dans le village. Il appartenait à la grande famille d'Arpajon, comme Brousse, Sallèle, Séverac et tant d'autres lieux en Rouergue. En 1472, Jean d'Arpajon, troisième du nom, épousa une arrière-petite-fille de France, une authentique descendante de saint Louis... Anne de Bourbon Roussillon, amenant avec elle trois mille écus d'or, qui s'employèrent sans doute de différentes façons, mais il reste qu'à cette époque il se construisit dans le pays trois églises: Lincou, Brousse et Sallèle, avec, dans le décor de chacune, les armes de la princesse. extrait du livre de Mr Marcel Massol " Histoire du canton et de la ville de Réquista" |
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